Cependant, avec les meilleures qualités du monde, dans certaines classes, si un membre de la communauté pédagogique ne montrait pas d’autorité, il ne parviendrait pas à se faire entendre. En cas de « dawa » ils sont obligés de faire preuve d’autorité voire de fermeté. Tout est affaire de situation, de nuance et d’équilibre.

En conséquence, l’autorité académique n’est pas à confondre avec l’autorité despotique au pouvoir répressif ou à l’autoritarisme qui impose la soumission de l’être. S’il s’agit d’autoritarisme, de despotisme et de diktat alors, il faut les dénoncer haut et fort et les pourfendre. Je vous invite à lire le post : Ne vous reprochez pas de la faire par Périclès(1) et le commentaire de "Révolte en marche"

L’autorité académique doit être considérée comme nécessaire pour permettre au groupe de grandir le plus harmonieusement possible, sans danger, avec des repères et des valeurs qui permettront à chacun de se construire.

L'autorité d'un directeur, d’un chef d’établissement se mesure à sa capacité d'influence ou de commandement, c'est-à-dire à la confiance qu'il inspire et qui pousse le personnel d’un établissement à le suivre sans discuter. C’est la confiance qu’il inspire aux parents et aux enfants pour résoudre les difficultés nées de la vie en collectivité.

L’autorité d’un enseignant se mesure à son enseignement, à sa capacité à captiver ses élèves, à transmettre des connaissances en confiance. L’enfant doit sentir qu’en obéissant aux règles, il ne sera pas trompé, ni violenté, ni maltraité, ni brimé, ni injustement puni. Il doit comprendre simplement qu’en écoutant « le maître » il réussira et pourra réaliser ses objectifs. Il doit comprendre que la discipline permet aux enfants de s’épanouir.

Alors oui, cette autorité qui fait grandir l’enfant, je suis preneur !

L’excès d’autorité qui est un « abus de pouvoir » est révélateur d’un mal-être chez son auteur. Il est urgent de consulter !

Quant à imposer la confiance par l’autorité… celle-ci ne se décrète pas, elle se mérite.