Réapprendre à vivre, présences indivisibles
Par Bernard, samedi 28 février 2009 à 12:34 | Évènements | #95 | rss

Alain Soreil, Présences indivisibles, Huile sur toile, 100*81cm, Copyright 2008, tous droits réservés.
Cela fait 6 ans… Jérôme s’est envolé pour les étoiles.
Faire le deuil : quelle expression horrible. C’est ajouter à la douleur. Je ne suis pas certain qu’il soit possible de « faire le deuil » de son enfant.
Non, c’est survivre en tentant de « réapprendre à vivre, à tenir debout, c’est tenter de reprendre ses esprits sans sombrer dans la folie, sans basculer dans les ténèbres, c’est réapprendre à faire » avec ce drame au milieu de nous ancré pour la vie.
Lors du décès d’un enfant, on pense aux Parents et on oublie tout le temps les frères et les sœurs. Des ignorants disent qu’ils n’ont pas la même échelle de douleur…
Je sais qu’il n’en est rien!
Posé sur notre épaule, présent dans notre cœur et dans nos pensées, Jérôme est quotidiennement avec chacun d’entre-nous.
Six ans après, des jeunes et leurs ainés me disent « je pense tous les jours à Jérôme ».
Il est de ceux que l’on ne peut oublier,
Il est de ceux dont on ne fait pas son deuil,
Il est de ceux qui vous accompagne pour la vie.
Agapè pour l’éternité Jérôme, Agapè.
Depuis 6 ans, fin février est une période difficile et elle m‘invite aujourdh'ui à vous présenter « Présences indivisibles ». Le hasard n’est pas le hasard et tout est écrit parait-il. Cette œuvre arrive à point nommé. Boun, autre artiste de talent, m’a dit, Alain va te donner une toile. « qui correspond bien » Cette œuvre de caractère peinte par Alain Soreil ne laisse personne indifférent. Elle effraie, elle rassure, elle est captivante. Une chose est certaine, son auteur n’est pas qu’un verni, il y a de la matière et sa peinture envoie chacun d'entre nous au plus profond de lui même en quête des vérités qui ne cessent de rythmer nos vies.
Alain peint après avoir écrit et pour « Présences indivisibles » il dit ceci :
Personne ne remplace personne, chacun est dans un tout et unique dans la diversité. La construction identitaire s’opère au gré des hasards des rencontres, l’épaisseur de chacun comme le dépositaire d’un savant équilibre entre les richesses perçues, les adversités contenues, les sensibilités croisées. Des êtres chers nous nourrissent, nous modélisent, les valeurs s’affrontent, une vérité se construit en chacun, toutes ces présences nous hantent, multiplient nos facettes, complexifient nos palettes et nous accompagnent jusqu’à la fin…




Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire