Le cerveau
Par Bernard, jeudi 19 mars 2009 à 06:21 | Recherche | #102 | rss
Source CEA : Cartographier de plus en plus précisément les aires cérébrales qui sous-tendent les fonctions cognitives. Elles permettent de distinguer les assemblées de neurones et les processus mentaux mis en jeu dans le langage, la mémoire, le calcul, la préparation à l’action, l’apprentissage de la lecture voire même la conscience
La frontière est mince entre la Recherche fondamentale aussi appelée recherche scientifique et la recherche appliquée aussi nommée recherche expérimentale. Il n’est pas rare que les chercheurs passent de l’un à l’autre soit pour l’intérêt d’un projet et conforter des connaissances dans un domaine qu’il convient d’explorer avant d’aller plus en avant ou par intérêt personnel pour le domaine investi.
Alors que l’on croyait que les « neurones » dont nous disposons remontent au moment de la formation de notre cerveau, au stade embryonnaire, des chercheurs ont observé la production de nouveaux neurones dans le cerveau de l’homme . Le cerveau, dans la partie étudiée, peut s’autoréparer en cas de lésion. Ces nombreuses découvertes récentes sont très encourageantes.
En ce qui concerne le programme de recherche de JAL, notre objectif est clairement énoncé dans la charte. Ce programme de recherche doit répondre aux questions suivantes :
1. Tous les enfants ont-ils la même structure cognitive ?
2. Tous les enfants peuvent-ils appréhender les apprentissages de la même manière ?
3. Pourquoi un enfant a-t-il des troubles d’apprentissage ?
4. Quelles sont les zones cognitives qui s’activent ou qui ne s’activent pas ?
5. Comment pouvons-nous remédier à ces troubles ?
L’objectif in fine est de comprendre et de proposer des solutions concrètes, opérationnelles et généralisables pour chaque groupe de profils identifiés.
Par exemple, l'image suivante montre une incapacité à lire des mots présentés côté gauche du fait d’un problème de connexion (en bleu) entre les régions visuelles et les régions qui détectent les mots.

Source CEA : Comprendre le cheminement et le mode de traitement de l’information dans le cerveau, en visualisant l’ordre d’activation des régions cérébrales dans le traitement d’une information et en montrant les faisceaux de connexions qui permettent la transmission de l’activation entre les différentes régions cérébrales
Dans ce contexte, vous comprendrez aisément que les domaines à explorer sont vastes et qu’il convient d’associer des chercheurs dans plusieurs disciplines dont les sciences de l’éducation. On est dans des mondes qui s’ignorent. De même, il est essentiel d’intégrer des praticiens « choisis » de l’enseignement, qui, dans quelques domaines, obtiennent des succès avec des enfants alors que d’autres échouent.
Question subsidiaire : pourquoi ?
Les méthodes d’enseignements, avec plus ou moins de bonheur, fonctionnent pour deux enfants sur trois soit 66% de la population scolaire.
Finalement, les « révélateurs de talents » (tous les enfants ont des talents), restent confinés dans leurs écoles et seront même « sanctionnés par leur hiérarchie » si leurs élèves obtiennent de meilleurs résultats que dans les autres classes.
Cela révèle au grand jour le fossé entre l’art et la manière d’enseigner des uns et des autres.
Dès lors je trouve remarquable que sur la base d’observations « empiriques », ces « révélateurs de talent », faisant fi des théories fumeuses, réussissent à conduire des enfants donnés perdus par d’autres vers un devenir ensoleillé.
Dès lors, il est intéressant de comprendre avant et après l'intervention du "révélateur de talent".
S’agit-il de « recherche empirique » ? Pas complètement car elle ne vise que la pratique quotidienne et ne cherche pas à affirmer ou infirmer une théorie. Vous comprendrez qu’il serait dommage de se priver de telles compétences.
Fondamentale ou expérimentale, la recherche est empreinte d’empirisme.
Pour illustrer mon propos et c’est un exemple parmi d’autres, des chercheurs du laboratoire Neurobiologie des Processus Adaptatifs (CNRS/Université Pierre et Marie Curie) ont montré qu'il est possible de réparer un cerveau lésé après un traumatisme en créant des connexions neuronales nouvelles en petit nombre mais bien ciblées, plutôt que plus nombreuses mais non spécifiques. Les tests comportementaux montrent que ces connexions peuvent ainsi restaurer les fonctions cérébrales endommagées.
Il est impératif que pour chaque difficulté rencontré avec un élève, l'enseignant sache très précisément comment l'enseigner.
De belles perspectives pour les enfants !
Selon les experts, un programme de santé publique.-




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