Empêchez les élèves de penser, ils pourraient devenir toxiques !
Par Bernard, mardi 24 mars 2009 à 22:46 | Évènements | #104 | rss
Jacqueline Durivault, La méridienne, Acrylic sur toile, 73*92cm, copyright, tous droits réservés.
Jacqueline Durivault, Chant d'été, Acrylic sur toile, 81*116cm, copyright, tous droits réservés.
L’étudiant en physique avoua sa lassitude du collège et des professeurs qui essayaient de lui apprendre de quelle façon il devait penser.
S’il avait connu Jacqueline Durivault avec son sourire, sa gentillesse et son accent du sud, l’étudiant aurait retrouvé le moral… Artiste peintre mais également physicienne, en voyant une des ses œuvres, on peut dire « voilà un Durivault ». Peintre de recherche orienté vers la construction de liens entre structures géométriques et réalité physique, entre abstraction mathématique et faits réels, Jacqueline Durivault crée ses œuvres au moyen de figures expressives, de couleurs et d’atmosphères particulières qu’elle positionne selon la nécessité. Jacqueline Durivault est un talent confirmé et de nombreux collectionneurs établis dans beaucoup de pays suivent son travail depuis maintenant de nombreuses années. Représentante de la différence, nous sommes très heureux de la présence parmi-nous de cette artiste douée.
De la physique artistique à la physique quantique voici à présent, les aventures du Professeur Mitch, de Niels, Ernest et Solenarah. Ils se déroulent à 80 ans d’intervalle.
Alors que le résultat d’un devoir de math était exact, l’élève obtient 0/20. L’élève demande le motif à son professeur. Celui-ci dit à l’élève qu’il n’a pas compris et qu’il doit suivre la méthode indiqué… Vous développerez vos modèles mathématiques lorsque vous aurez un doctorat…
Le Conseiller Pédagogique d’Education confirme et précise « vous devez suivre la méthode du professeur car elle est nécessaire pour la suite du programme ».
Quel programme ?
Celui qui viendra après !
Le chapitre est terminé et la suite n’a rien à voir.
Je ne sais pas moi, voyez avec votre professeur, et puis si ce n’est pas maintenant, c’est pour l’année prochaine !
Après vérification auprès d’élèves d’une autre classe, la méthode utilisée par le professeur de mathématique pour la même démonstration s’avéra différente… Qu’ils ne parlent plus de justice ni d’égalité !!!!!
Voici ce qui se passa lors de l’examen pour l’obtention d’un diplôme en physique dont la question était « Montrez-moi comment il est possible de déterminer la hauteur d’un immeuble à l’aide d’un baromètre ».
L’étudiant avait alors répondu « on monte en haut de l’immeuble, attaché à un fil, on laisse filer jusqu’au sol le baromètre, on le remonte, puis on mesure la longueur de la corde.
Pour le professeur, la réponse valait zéro.
L’étudiant contestait cette opinion.
Le modérateur impartial qui assistait, donnait raison à l’étudiant, sa réponse répondait à la question. Cependant, la valider revenait à donner un diplôme alors qu’aucun savoir faire en science n’avait été démontré.
Il proposa de donner une seconde chance à l’étudiant.
Après cinq minutes, il n’avait encore rien écrit et indiqua qu’il voyait de nombreuses méthodes et qu’il cherchait la meilleure pour résoudre ce problème.
Enfin, il dit « On laisse tomber le baromètre depuis le haut de l’immeuble et on mesure son temps(t) de chute. On introduit la valeur « t » dans la formule : x =gt2 / 2 pour calculer la hauteur « x » de l’immeuble. L’étudiant obtint presque 20.
Ensuite l’Etudiant apporta des précisions sur les autres méthodes. « Je place le baromètre au soleil, je mesure sa hauteur, la longueur de son ombre et celle de l’ombre de l’immeuble, j’en déduis la taille pas un simple calcul de proportion ». Autre méthode pratique, je monte les étages en marquant chaque longueur de baromètre parcourue et je compte les segments tracés ». Plus sophistiqué, « je fais osciller le baromètre au bout d’une corde, et je détermine la valeur de « g » au sol et sur le toit. La différence calculée pour « g » me conduira à la hauteur recherchée.
Il existe bien d’autres solutions mais la meilleure consiste à aller voir le concierge, lui donner le baromètre en échange de la hauteur de l’immeuble.
L’étudiant avoua sa lassitude du collège et des professeurs qui essayaient de lui apprendre de quelle façon il devait penser.
L’étudiant était Niels Bohr, prix Nobel de physique, et le modérateur Ernest Rutherford, prix Nobel de Chimie.
Providence, chance, …, appelez cela comme il vous convient mais Niels revient de loin !
Solenarah n’a pas eu la même aubaine. En fac de droit, elle récupère un devoir d’anglais, noté 6 / 20. Effondrée, elle demande des explications. Mademoiselle, vous avez fait un excellent devoir mais vous n’avez utilisé que très peu de mots de la grille de correction.
Les exemples, je pourrais les multiplier…. A bon entendeur !




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