Fou rire
Par Bernard, lundi 30 mars 2009 à 11:06 | JAL, tous les jours | #107 | rss
Mauricette Toussaint, Fou rire, Sculpture, œuvre originale, 65*19*19, Copyright, tous droits réservés.
J’adore Fou rire ! Cette sculpture c’est un moment de respiration intense, du bonheur à l’état pur. Oui, elle nous fait du bien !
Je vous souhaite le fou rire, secoué de spasmes, le rire jusqu’aux larmes, tordu en deux, plié en quatre si vous voulez, les abdos tendus, … Se réveiller à 2h du matin avec un fou rire à réveiller toute une bordée…, éclater de rire au milieu d’une réunion jetant la consternation, à rire de plus belle devant ces mines déconfites d’incompréhension....et tel un gaz hilarant finissant par déclencher l'hilarité générale, ah mes amis, que cela fait grand bien ! Avez-vous déjà vu une fille avec un vrai fou rire, en train de faire .... tellement elle est pliée en deux de rire à ne plus pouvoir se retenir se cachant derrière son parapluie ouvert…
Le parapluie en moins, la posture parfaite, vous l’avez-là devant vos yeux !
Son auteur, Mauricette Toussaint, née en Anjou en 1948, loin des parcours traditionnels, elle connaît la voie buissonnière. Elle s’engage dans la sculpture. Une évidence s'impose à elle : la terre parle à ses mains épousant l’argile vivante et la pratique du modelage lui fait découvrir une sensualité des gestes. Ses sculptures jaillissent d'une visualisation intérieure. Mauricette Toussaint exprime la vie à travers des émotions...des femmes et des hommes aux contours harmonieux, heureux de vivre.
J’aime la vie déclare-t-elle. C’est ce qui émane de chacune de ses sculptures.
Alors « Fou rire » me permet d’introduire un billet sur le rire et ses bienfaits. Le rire à consommer sans réserve nous fait du bien et nous aurions tort de nous en priver. Notre société devient triste et le rire est passé de près de 40 minutes dans les années 20 à 20 minutes par jour en 1939, à six minutes dans les années 80 et à peine soixante secondes aujourd'hui.
Les chiffres de l’organisation mondiale de la santé indiquent que 75% des consultations médicales dans les pays développés sont liées à des dérèglements causés de façon directe ou indirecte, à l’excès de stress négatif. Toujours selon l’OMS, dans 8 cas sur 10, nos troubles découlent de nos difficultés à exprimer nos émotions.
Se tordre, s'esclaffer, se poiler, se marrer, glousser, se désopiler, rigoler, ricaner, pouffer... Si les synonymes du rire sont nombreux, c'est peut-être parce qu'ils reflètent la complexité d'un phénomène qui met en jeu les fonctions musculaires, respiratoires, nerveuses et aussi psychiques de l'individu.
Il y a le rire jaune, le rire forcé, le rire déplacé, le rire grinçant, le rire gras, des rires qui ne révèlent pas des instants de plaisir mais plutôt de tension, de fragilité ou de difficulté... Ces rires nous permettent d’accepter une situation, de la gérer tout en laissant transparaître notre réel état d’esprit...
En ce qui nous concerne, nous retiendrons le fou rire, qui débute par un petit rire étouffé et incontrôlable. Ce rire fou perd la raison, auquel nous n’y pouvons rien, devient bien souvent contagieux. C’est un rire qui ne s’explique pas et qui peut se déclencher à n’importe quel moment qu’il soit heureux ou malheureux. C’est un rire qui permet d’évacuer une charge émotionnelle importante, déclenchée par une situation cocasse… ou triste. C’est une réponse physique involontaire à une émotion. Il part du cerveau. Le rire provient de l'hémisphère droit du cerveau, dans le cortex préfrontal : c'est là que se situe le contrôle de la personnalité. Il est en interaction avec le système limbique, le siège des émotions tristes ou heureuses. Ce cortex reçoit un message, par exemple, un chatouillement. Il dicte alors au système limbique le type de réponse qu'il doit donner à ce message.
Le système limbique ajuste son niveau de réponse, du sourire discret à l'hilarité incontrôlable. Que le rire soit timide ou franc, il provoque une série de phénomènes physiques extrêmement bénéfiques pour notre santé. Déjà le bébé sourit dans le ventre de sa maman !
Qui n’a pas entendu "Le rire, c'est la santé". Cette assertion véhiculée depuis l'Antiquité est aujourd'hui une donnée médicale, expliquée et vérifiée depuis quelques décennies seulement.
Des chercheurs (Neuron, décembre 2003 ; vol. 40 : p. 1041-1048) ont montré que l'humour aurait le même effet qu'une drogue. Pour en arriver à cette conclusion, ils ont soumis 16 volontaires à un IRM (appareil d'imagerie par résonance magnétique) permettant d'observer les zones du cerveau activées. Après leur avoir montré des illustrations, ils ont observé leur activité cérébrale. Ils ont ainsi remarqué que les images les plus drôles activaient les "centres de récompense", situés dans la partie gauche du cerveau. Ces zones sont impliquées dans la libération de dopamine, un neurotransmetteur primordial dans les sensations de plaisir. D'ailleurs, cette stimulation particulière du cerveau par l'humour est proche de celle des drogues. Les chercheurs pensent que cette observation permettra d'élucider les mécanismes de la déprime et ainsi permettra de proposer des réponses thérapeutiques. Rire la meilleure thérapie pour les mammifères Homo sapiens que nous sommes. A pratiquer à très haute dose.
Publié au journal officiel, le Ministre de l'éducation Nationale a signé le décret qui impose le rire à toutes les écoles, à tous les enseignants, à tous les élèves. Chaque cours devra commercer par 5 minutes de fou rire !
Merci Mauricette Toussaint !




Commentaires
1. Le mercredi 1 avril 2009 à 08:28, par catherine
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