Enfants surdoués : l’éducation Nationale tente de reprendre la main
Par Bernard, samedi 18 juillet 2009 à 10:07 | Éducation | #121 | rss

Krystoff Antier, Loius, Huile au couteau sur toile, 90*90cm, originale, copyright, tous droits réservés.
Enfants surdoués : l’éducation Nationale tente de reprendre la main!
Le ministère de l’éducation nationale pour une nouvelle approche des enfants surdoués.
L’école de la République est-elle un abattoir ? A la vue du graphique « Intérêt des jeunes français pour l'école » on pourrait le penser.
L’échec patent de l’éducation nationale concernant l’ensemble des profils n’est plus à démontrer. Cette grande maison aux moyens colossaux et ses personnels peuvent se glorifier et continuer à se plaindre d’une situation de violences et d’échecs graves qui trouvent leurs origines dans le système lui-même.
Ils en portent la responsabilité totale. Après la mise en place d’un accueil pour les enfants affectés par des handicaps mentaux, l’ouverture de Cliss, de Segpa et autres classes aux acronymes qui sont un jargon incompréhensible (et pourtant, ils ont fait des études, l’élite de la nation) dont la palme revient aux personnels de ce ministère. Ils veulent maintenant faire changer le regard sur les enfants dits précoces afin de mieux prétendument les accueillir dans les établissements scolaires. Vous m’en voyez enchanté.
A la solde du ministère de l’Education Nationale et de quelques détracteurs des enfants à haut potentiel, le grand gourou Robert Voyazopoulos (R.V.) ne manque pas une occasion pour intervenir sur le sujet. Téléguidé par le ministère, je m’étonne que quelqu’un qui perçoit des honoraires sur fonds publics, puisse encore trouver un semblant de crédits auprès de ses collègues et des parents. Ceci étant, il n’a pas faux sur toute la ligne lorsqu’il dit qu’il convient de lutter contre le « tout-QI, qui est insuffisant pour détecter des dispositions ou des compétences exceptionnelles chez un enfant, tellement il existe de profils différents d’enfants précoces ».
Il est vrai que R.V est le seul compétent et que tous ses confrères sont des incapables qui ne tiennent pas compte des spécificités de chaque enfant.
Officiellement, l’opération du ministère vise à reprendre la main sur la précocité pour contrecarrer les « officines à QI », qui surfent sur la détresse des parents, et les établissements privés qui profitent de l’absence du public sur le sujet.
Ils ont l’outrecuidance de dire que les officines à QI, surfent sur la détresse des parents. __Ils ne doivent surtout pas oublier que l’EN est le générateur de la détresse des enfants à haut potentiel et des parents et qu’environ 30% développent des pathologies au contact de l’école(rapport Delaubier et JAL). Tout le monde lit le rapport Delaubier… Excepté JAL, personne n’a relevé cet alinéa sur les pathologies. __ Mais je n’en crois rien ! Sous la pression grandissante des revendications, l’EN cherche davantage à discréditer les tests d’efficience intellectuelle et les psychologues libéraux qui les font passer. Ces derniers donnent aux parents des clefs de compréhension, d’argumentations et d’oppositions aux décisions des enseignants et c’est intolérable. Désormais, ces derniers n’ont plus pouvoir sur les parents ni sur les enfants et ne l’auront plus jamais.
Nous sommes aussi des partisans de lutter contre le tout QI tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, on s’intéresse beaucoup à l’intelligence verbale et logico mathématique, utiles dans les apprentissages sans considérer les autres intelligences. Mais que recherche-t-on au juste et pourquoi faire ? Qu’est qui incite des familles à faire tester leurs enfants ? Les commentaires inacceptables de l’enseignant de l’enfant ! Dites à un parent que son enfant est nul, anormal, incapable, qu’il ne fera rien…. Il s’agit de maltraitance psychologique. Voyez le chapitre et les 14 fiches sur les MVMTE (Derrière le tableau).
De même, l’EN s’intéresse aux styles d’apprentissages : l’écrit, l’écoute et la vue et oublie totalement les enfants kinesthésiques… pourtant très nombreux. Là , j’observe qu’il n’y a rien de nouveau. Il est plus facile de dire qu’un enfant est hyperactif et de le mettre sous traitement « R » pour le faire tenir tranquille.
JAL est opposé à une évaluation dite « croisée » proposée par R.V. sans fondement scientifique et c’est là tout le problème… sans fondement scientifique.
Depuis le dernier BO sur la précocité, l’EN doit les prendre en charge…. Hélas, les enfants sont orientés diversement en mdph puis dans des instituts pour retardés mentaux, cela se passe dans différents départements avec la complicité des »psychologues scolaires » et des « médecins de l’éducation nationale » … Si c’est cela reprendre la main, il y aura un problème majeur dans les mois à venir.
R.V. veut encadrer les résultats transmis par les psychologues, or je revendique le droit pour chaque parent de disposer de ces résultats qui sont indispensables pour une éventuelle orientation thérapeutique des enfants en suite de consultation.
JAL est aussi totalement opposé à la passation de tests organisés par les psychologues scolaires ou par des membres du Rased. Dès que ces personnes disposeront d’une formation complète de psychologue clinicien, de neuropsychologue, avec les mêmes obligations de confidentialité que les praticiens, JAL modifiera sa position.
En ce qui concerne les établissements privés, sur environ 70 qui prétendent offrir des conditions optimales d’accueils pour « enfant à haut potentiel », pour plus d’un sur deux, c’est du pipo… idem pour l’EN… ne nous leurrons pas, trop souvent le personnel n’est pas formé. Seules les qualités intrinsèques de l’enseignant font la différence. L’argent, les moyens ne remplaceront jamais l’attention d’un enseignant à l’enfant qui lui est confié pour l’enseigner.
Le ministère va réaffirmer sa volonté de former les enseignants. J’ai peine à le croire pour trois raisons principales. Premièrement, depuis 15 ans j’entends la même chose et rien n’est engagé en matière de recherche et de formation. Deuxièmement, une majorité d’enseignants considère qu’il n’y a pas d’enfant à haut potentiel. Le texte rédigé par un syndicat, extrait d’une lettre envoyée à un Principal de Collège il y a plusieurs années, qui reste d’actualité car elle n’a jamais été démentie, trace la ligne directrice aux syndiqués « Nous vous demandons instamment et solennellement d'abandonner définitivement tout projet d'ouverture d'une classe au collège pour "enfants intellectuellement précoces", c'est-à -dire "surdoués", dont les présupposés sont par essence entachés d'une idéologie inégalitaire aux fortes connotations d'extrême-droite ». Enfin, seul un enseignant sur quatre à une oreille attentive à ces enfants.
Quand l’EN comprendra que chaque enfant est unique et qu’il faut l’enseigner selon son schéma cognitif, JAL pourra faire autre chose. Cependant, il faut toujours être prudent. Il y a un siècle, un de mes ancêtres Alfred Leune, Inspecteur d’Académie, réunissait des fonds afin de créer le centre médical Alfred Leune, à Ste Feyre dans la Creuse afin de sauver les enseignants de la tuberculose ; cet établissement est aujourd’hui géré par la MGEN… et la tuberculose est toujours là .
Aujourd’hui ce sont les élèves qu’il faut sauver. Je considère l’éducation nationale comme le fossoyeur de millions d’enfants. Je vous invite à relire « Intellocide des enfants à haut potentiel » et vous recommande « Derrière le tableau » www.derrièreletableau.fr , éditions Be-OneSelf.
L’école de la République est-elle un abattoir ? A la vue du graphique « Intérêt des jeunes français pour l'école » on pourrait le penser.




Commentaires
1. Le mercredi 22 juillet 2009 à 18:39, par catherine
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