Enseignement dans la famille...
Par Bernard, mercredi 16 septembre 2009 à 14:56 | Éducation | #128 | rss

Joël Giraud, Ils se relèveront, Huile sur toile, Originale, 92*72cm, copyright, tous droits réservés
Tout un symbole « ils se relèveront ». C’est ce que nous souhaitons à tous les enfants et à tous les jeunes. Joël Giraud est un artiste d’une grande sensibilité et sa peinture, symbolique gaie et sombre à la fois, reflète la profondeur de sa réflexion. Sa représentation graphique ou devrait-on dire issue du cubisme, est une composition, un enchevêtrement de couleurs qui se relient les unes aux autres pour enfin représenter un personnage, une scène, un objet.
Avenir d'enfants enseignés à la maison. Sont-ils devenus ce qu'ils sont car ils ont reçu un enseignement différent, voici quatre personnes dont le chemin n'est pas banal...
L'histoire ne le dit pas mais quelques-uns ont aussi appris à se relever!
Pierre-Gilles de Gennes
Prix Nobel de physique 1991, mort en 2007.
De santé fragile, le futur prix Nobel de physique ne met pas les pieds à l'école avant la 5e. Plus tard, sa mère le retire du lycée durant un an pour « parfaire son éducation au Louvre ». Tout cela ne l'empêche pas d'entrer à l'Ecole normale supérieure. D'où sa proposition décoiffante de réforme de l'Education nationale : « Je me pose parfois sérieusement la question de savoir si, actuellement, à nombre d'enseignants égal ... il ne serait pas préférable de prendre les gens individuellement une heure ou deux par jour, ... plutôt que de soumettre chaque gamin à la moulinette de la classe. ... »
Maud Fontenoy
Dernier ouvrage : « Le sel de la vie » (Arthaud). Sept jours après sa naissance, Maud embarque à bord d'une goélette avec ses parents et ses deux frères pour un périple de quinze ans, et sa scolarité se déroule par correspondance : « Mon père parfois blaguait : "Attention ! si tu ne travailles pas, tu iras à l'école !", comme s'il s'agissait de la pire des punitions. Et c'est vrai qu'à mon arrivée en terminale, ce fut un choc. L'école était l'inverse de tout ce que nous avions appris : la liberté, l'autodiscipline, la responsabilité. Mon premier combat a été de réussir mon bac. L'école a refusé de me présenter et j'ai dû m'inscrire en candidat libre. Je l'ai eu du premier coup. Plus tard, je me suis réconciliée avec l'Education nationale. Mais, si j'ai des enfants, j'aimerais bien leur rendre le temps et l'amour que mes parents m'ont donnés. »
Christopher Paolini
Auteur de la trilogie « Eragon » (Editions Bayard). Le livre « Eragon », une sorte de « Seigneur des Anneaux », a été vendu à 8 millions d'exemplaires dans le monde, traduit en une quarantaine de langues et adapté au cinéma. Il est pourtant sorti de l'imagination d'un Américain de... 15 ans qui n'a jamais mis les pieds à l'école. Dans cet ouvrage de presque 2 000 pages, Christopher Paolini invente une géographie et pas moins de trois langues. « Je ne sais pas si, à la maison, on reçoit une meilleure éducation qu'à l'école, a-t-il expliqué à des fans qui l'interrogeaient. Mais le fait est que cela m'a laissé du temps pour écrire. »
Jean d'Ormesson
Auteur de nombreux ouvrages
Pendant les dix premières années de ma scolarité, je ne suis pas allé à l'école. J'ai été élevé dans les jupes de ma mère. Ce sont des souvenirs délicieux. J'ai eu une enfance extraordinairement heureuse.




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