La sculpture de JAL, qui n’a pas de titre, représente une jeune fille qui « repousse » avec ses deux mains et semble dire « j’refuse, j’veux pas ». Cela ne vous dit-il rien ?

Dois-je agir dans l’intérêt de l’enfant, dois-je agir dans mon propre intérêt ? Question banale dont la réponse semble évidente pour tous. Mais finalement nous agissons tous non pas uniquement en fonction de notre propre pensée mais souvent en fonction des contraintes et des évènements que la vie nous impose… c’est compréhensible. En revanche, ce qui l’est moins c’est d’agir plus en fonction de nos intérêts que dans l’intérêt des enfants par convenance personnelle.

Trop d’adultes doivent gérer leurs propres souffrances, leurs propres incertitudes et dans ces conditions, il est très difficile que leur vécu n’influence pas durablement les décisions qu’ils prennent pour les enfants. C’est encore plus grave lorsqu’il s’agit de « professionnels » qui prennent des décisions impactant la vie de nombreux enfants.

Comme pour cette jeune fille de 17 ans qui vient de faire une tentative de suicide, trop souvent l’enfant n’est pas entendu… il n’a pas le droit à la parole… il n’est pas respecté … il n’est pas considéré… pour trop d’adultes, il n’a pas la capacité. S’expliquer et dire est réservé aux « majeurs »…

Même si l’enfant ne parle pas, il faut entendre le silence, il faut comprendre les non-dits. Oui mais voilà, cela demande du temps, cela nécessite que les parents prennent le temps, que les personnels soient formés. En ce qui me concerne, ce sont les professionnels qui ne sont pas capables de comprendre et c’est plus simple et plus rapide de décider à la place de l’enfant.

Tu feras ce que l’on te dit !!!

J’refuse qu’on me fasse du mal ;

J’refuse qu’on m’abandonne ;

J’refuse qu’on me laisse seul ;

J’refuse qu’on me maltraite ;

J’refuse que mes parents divorcent ;

J’refuse que mes parents se disputent ;

J’refuse que me parents décident à ma place ;

J’refuse que le juge ne m’entende pas ;

J’refuse de m’orienter dans une voie que je n’ai pas choisie ;

J’refuse d’être infantilisé ;

J’refuse qu’on dise constamment ce que je dois faire ;

J’refuse qu’on me prenne pour une débile…

J’REFUSE…

Avant de faire des bébés, demandez-vous si vous aimez les enfants, si vous êtes capable d’abnégation et si la stabilité de votre couple permettra à cet enfant de grandir harmonieusement, avant de vous engager dans une profession qui s’occupe d’enfants : enseignants, assistantes sociales, assistantes maternelles, etc. demandez-vous si à minima vous les supporterez…

Avant de prendre une décision concernant nos, vos, les chères têtes blondes demandez-vous si vous poursuivez un objectif personnel pour satisfaire votre égo ou au contraire si c’est dans l’intérêt supérieur de l’enfant…