En 1955, l’année de naissance de Bill Gates, la science de la génétique humaine était embryonnaire et se limitait à quelques cas rares. 60 ans plus tard, les progrès de la recherche permettent de diagnostiquer plusieurs centaines de pathologies dont l’autisme, asperger, albatros pour lesquelles, fréquemment l’intelligence lato sensu est à la mesure du diagnostic posé.

Dans le désir de répondre à l’attente de la société, comme c’est fait pour les fœtus trisomiques, pas d’enfants différents, pas d’enfants dont la personnalité est forte, pas d’enfants hyperactif, pas d’enfants qui… Mettrions-nous un terme au fœtus de Bill Gates ?

C’est un secret de polichinelle et la personnalité de Bill Gates est étiqueté «Syndrome de l’Albatros, Sydrome d’Asperger ». La difficulté de socialisation de Bill Gates est à la mesure de son génie.

Et si la prodigieuse réussite de Bill Gates tenait son fondement dans sa différence médicale, sa personnalité différente, anormale, bizarre, , sa difficulté sociale ?

Arthur Caplan pose la question suivante ''« Imaginez être les parents potentiels de Gates, il y a 60 ans. Qu’auriez vous fait si vous aviez été informés de ses capacités et difficultés avant sa naissance ? Est ce que vous auriez voulu d’un enfant qui puisse accomplir de grandes choses mais qui aurait eu une personnalité hyper bizarre ? Et si la décision à son sujet comprenait le risque qu’il puisse naître avec des handicaps encore plus sérieux ?''

Dès lors, la question du test génétique et de son usage se pose. Il sera blond, aura les yeux marron, pèsera 90 kgs, mesurera 1.65, sera peu efficient intellectuellement, présentera un désordre d’apprentissage… ou alors, il sera surdoué, hyperactif et asperger… en fera baver des ronds de chapeaux à son entourage…

Voulez-vous le garder ou mettre un terme immédiat à sa gestation ?

La recherche en génétique sur ces formes de syndromes, hors de la normalité, plus ou moins handicapante, tendent à montrer qu’elles sont la base d’aptitudes exceptionnelles dans de nombreux domaines. Cependant, il en résulte des comportements considérés asociaux, provocateurs, fréquemment introvertis, qui dérangent par une maturité en avance de plusieurs années sur l’âge biologique. Ces personnalités sont aussi constamment distraites et capter leur attention relève de l’exploit.

Les tests génétiques qui se pratiquent signifieront-elles la fin de génies comme Matt Savage, Bill Gates, Thomas Jeffersons, Lewis Caroll, Glenn Gould, Bartok, et beaucoup d’autres.

Je suis convaincu qu'il faut utiliser les tests génétiques pour analyser, comprendre et apporter des réponses à des questions et des solutions à des problèmes. Je suis opposé à la sélection des fœtus pour satisfaire l'égo de quelques-uns.

De l’uniformité naquit l’ennui !