Le rapport égrène les exemples : stages non validés parce qu'ils ont lieu pendant les vacances scolaires, limites d'âge qui n'ont pas de raison d'être, fonctionnaires qui induisent en erreur les candidats, conditions à remplir pour passer des examens qui ne sont pas claires, ou encore les cas particuliers insuffisamment pris en compte.

« On ne peut que déplorer un excès de formalisme à un moment où l'on constate la sortie du système éducatif d'un nombre élevé de jeunes sans aucun diplôme ni qualification : le but est de vérifier si un candidat a acquis les connaissances recherchées, non de vérifier son aptitude à remplir un document administratif », souligne le médiateur dans son rapport.

Celui-ci demande des changements de législation, une modification des logiciels pour que d'éventuelles erreurs puissent facilement être rectifiées et une plus grande souplesse dans l'application des textes. Il souhaite que l'administration aide les candidats à ne pas faire d'erreur. Ce genre de zèle a un coût élevé pour tous : pour l'intéressé, qui perd un an d'études ou sort de l'école sans diplôme, pour sa famille, mais aussi pour la société, qui finance une année d'enseignement supplémentaire