Les mauvais points du médiateur de l'Education Nationale et de l'Enseignement supérieur
Par Bernard, dimanche 14 février 2010 à 12:42 | Droit et éducation | #143 | rss
Nous ne pourrons pas faire l'impasse d'une réforme législative de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement supérieur. En première instance, il faut donner des pouvoirs "de faire exécuter" au médiateur de l'Éducation et légiférer en ce sens.
Pardon Mesdames et Messieurs les médiateurs, mais votre rôle est trop limité et il est regrettable que vos recommandations ne soient pas entendues par les différents personnels qui considèrent vos interventions comme secondaires et sans conséquences. Je cite "que veut encore ce saltimbanque", "encore un redresseur de tords", "polichinelle de la République", "rien à faire du bouffon", "il peut toujours s'agiter tel le pendu, il finira par manquer d'air", etc.
Le médiateur de l'Éducation nationale a mis en cause, dans son dixième rapport annuel, une administration et une réglementation trop tatillonnes, empêchant élèves et étudiants d'obtenir leurs diplômes pour des raisons qui n'ont rien à voir avec leur niveau.
Le rapport égrène les exemples : stages non validés parce qu'ils ont lieu pendant les vacances scolaires, limites d'âge qui n'ont pas de raison d'être, fonctionnaires qui induisent en erreur les candidats, conditions à remplir pour passer des examens qui ne sont pas claires, ou encore les cas particuliers insuffisamment pris en compte.
« On ne peut que déplorer un excès de formalisme à un moment où l'on constate la sortie du système éducatif d'un nombre élevé de jeunes sans aucun diplôme ni qualification : le but est de vérifier si un candidat a acquis les connaissances recherchées, non de vérifier son aptitude à remplir un document administratif », souligne le médiateur dans son rapport.
Celui-ci demande des changements de législation, une modification des logiciels pour que d'éventuelles erreurs puissent facilement être rectifiées et une plus grande souplesse dans l'application des textes. Il souhaite que l'administration aide les candidats à ne pas faire d'erreur. Ce genre de zèle a un coût élevé pour tous : pour l'intéressé, qui perd un an d'études ou sort de l'école sans diplôme, pour sa famille, mais aussi pour la société, qui finance une année d'enseignement supplémentaire




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