Les Instituts Nationaux de la Santé (NIH), aux Etats-Unis, ont lancé un programme de 30 millions de dollars pour établir la carte des connexions cérébrales chez l’Homme utilisant en grande partie une méthode développée par les chercheurs du CEA « l’IRM de diffusion ».

Images des fibres de matière blanche du cerveau montrant les connexions entre les régions cérébrales (véritables autoroutes de l’information) obtenues par IRM de diffusion. Élucider le « code neural », autrement dit, connaître comment l’information est codée et traitée dans le cerveau. Ce codage, comme le code génétique repose sur les assemblées d’atomes constituant l’ADN, doit se cacher dans une organisation très structurée dans l’espace des assemblées de neurones. Cette organisation est en même temps très modulable pour permettre l’adaptation à l’environnement et l’apprentissage, au cours du développement et tout au long de la vie. Nos connaissances sont limitées aujourd’hui par l’échelle, macroscopique (paquets de plusieurs millions de neurones), à laquelle nous regardons et étudions notre cerveau…

Des travaux remarquables (récompensés par des prix Nobel) ont beaucoup apporté sur la biochimie et la biophysique du neurone. Les études électrophysiologiques chez l’animal ne permettent d’étudier que quelques neurones. Mais c’est sans doute dans des réseaux spatiaux et temporels que forment des amas de quelques milliers de neurones (« mésoscale ») qu’il faut chercher cette spécificité fonctionnelle locorégionale, ou l’existence d’un « code neural » … La connaissance de ce code permettrait de progresser énormément dans la compréhension des mécanismes sous-tendant les processus cognitifs, normaux ou pathologiques. Dsv

Nous y voilà... je n'ai pas voulu modifier cette phrase processus cognitifs, normaux ou pathologiques mais elle est révélatrice de la pensée actuelle.

Est ce que la médecine va suggérer que n’importe quelle variation de la normalité absolue est pathologique J'ai publié cette phrase dans le post "De l'uniformité naquit l'ennui" le 23 novembre 2009. J'ai alors été conspué par des médecins et autres personnes qui considerent improbable mon propos.

J'ai attiré l'attention du rédacteur qui fait autorité mondiale de ce qui pourrait être un lapsus mais qui hélas ne l'est pas.