Le ministère de l'éducation nationale met en place un suivi des décrocheurs dont 306.000 ont disparu entre la sortie du lycée en juin 2010 et septembre 2010. D’après RTL, sur la période allant de juin 2010 à mars 2011, environ 300.000 jeunes auraient été recensés. Parmi eux, 180.000 seraient "perdus de vue", c'est à dire que personne ne sait ce qu'ils sont devenus.

Selon le Ministère, ces "décrocheurs" reçoivent individuellement des propositions de formation et "60.000 seraient en apprentissage aujourd'hui, et 80.000 suivis par Pôle emploi". Le Ministre ajoute que "166.000 sont des 'perdus de vue'" identifiés et qu’ils allaient bénéficier d’un suivi individuel.

Avez-vous déjà essayé de raccrocher ? Je connais parmi les jeunes des décrocheurs qui s’accrochent à essayer de trouver une voie qui corresponde à leurs motivations et les propositions qu’ils reçoivent sont éloignées de leurs attentes. Ils ne conçoivent pas de rentrer dans un système qui leur est étranger. Miroir aux alouettes, ils considèrent ces formations comme un leurre.

J’écrivais dans le livre « Derrière le tableau » www.derriereletableau.fr et citais le quotidien « le Monde » qui publiait le 7 février 2005 un article sur l’absentéisme scolaire qui toucherait « 5% des effectifs et 10% les lycées professionnels ». D’après « l’Observatoire des familles », « plus de cinquante pour cent des parents acceptent que l’Enfant manque l’école pour un motif de violence en milieu scolaire et environ 11% pour une relation conflictuelle avec les enseignants ». .

Ils sont près de 70% à pratiquer ou à avoir pratiqué l’absentéisme parmi les 6 sur 10 orientés contre leur gré. C’est aussi le motif de la déscolarisation des Enfants et ou de leur inscription dans un cours par correspondance ou dans une autre école. , il existe d’autres motifs qui varient selon l’origine des Enfants, les difficultés rencontrées par les parents à subvenir à leurs besoins et donc la nécessité pour un certain nombre d’entre eux d’exercer des petits boulots le soir et le week-end pour aider leurs familles ou tout simplement pour disposer d’argent de poche.

«Le Parisien » du 24 mars 2002 révèle que sur « 166 dossiers traités par la déléguée au Procureur de Créteil, les causes principales d’absentéisme sont un drame familial ou un traumatisme psychologique ».

Il faut rechercher en amont les causes du décrochage et de l’absentéisme. Luc Ferry dans « Lettre à ceux qui aiment l’école » écrivait « quatre collégiens sur dix ne souhaitent plus aller au collège ».

Avec le recul, après avoir vu toutes ces familles, tous ces enfants, tous ces drames, chacun à une part de responsabilité dans les motifs de l’absentéisme, les raisons du décrochage, la difficulté des enfants, l’échec scolaire des élèves.

Ce n’est pas les uns contre les autres. C’est ensemble, en donnant du temps à notre enfant, en choisissant l’école et l’enseignement qui lui correspond, avec des Enseignants qui aiment leur travail et donnent de l’attention aux enfants qu’ils doivent enseigner. C’est aussi en proposant une activité, une orientation qui intéresse le jeune et qui le motivera à poursuivre sa formation.

Chacun porte en soi la réponse…