Ce résultat expérimental qui a valu une publication dans la revue NeuroImage (1), a été obtenu à partir de l'étude de l'activité cérébrale de 27 participants à qui avaient été proposés des exercices spécifiques. Ce travail provient du BCBL, Basque Center on Cognition, Brain and Language de Saint Sébastien. Ce centre récent, d'à peine deux ans d'âge, dirigé par Manuel Carreiras, ne comprend pas moins de 56 personnes dont 31 chercheurs (24 post doctorants).

Pour Jon Andoni Duñabeitia, premier signataire de l'article, ce résultat ouvre des perspectives intéressantes pour l'étude des effets de rotation involontaire des lettres et des mots rencontrés chez les dyslexiques et dysgraphiques : grâce à ce travail, on sait désormais que tout le monde a cette capacité inconsciente de retourner les mots mais que chez les personnes "normales", celle-ci est inhibée. Qu'est-ce qui fait que chez d'autres, elle ne l'est pas ? Une nouvelle question pour les chercheurs !

(1) "Through the looking-glass: Mirror reading" par Jon Andoni Duñabeitia et al., NeuroImage 54, 4, pages 3004-3009 ; doi:10.1016/j.neuroimage.2010.10.079