Certes, pas tous mais combien ? Quel pourcentage d’enseignants selon vous, se sent investi d’une mission pour le plus grand bien de l’enfant ? Sauf si vous avez acheté le livre « Derrière le tableau », vous aurez du mal à répondre. Environ 25%, des professeurs « aware ». Ça fait peu, j’en conviens. A tous les échelons, nous sommes dans une société de compétition permanente. On peut la refuser par conviction, par dépit, par manque de conviction, etc.

Pour tous les parents, le devenir de leur progéniture est important. Père de cinq enfants, le temps consacré à chacun est important. Dans notre société de consommations, cela ne peut se faire sans concession. Éclairer le chemin de nos enfants pour qu’ils puissent se réaliser, est important. Accompagner leurs ambitions. C’est notre rôle et cela est ma préoccupation première. Ne pas les conduire dans une voie professionnelle dans laquelle ils vont « s’enmerder » pour ne pas dire autre chose. Lorsque un de mes garçons était au collège, j’ai été convoqué par le Professeur principal qui n’a eu de cesse de me reprocher l’attitude de mon fils et son manque de travail. Le Professeur me demande «quelles sont vos ambitions pour votre fils ? » Je réponds « aucune ». Il me dit « je ne vous crois pas ! » J’ajoute « c’est mon fils qui doit avoir de l’ambition pour un projet qui sera le sien. Mon rôle se limite à l’accompagner le mieux possible, à balayer les obstacles». Je lisais l’incompréhension, l’incrédulité totale dans les yeux du Professeur, j'abrégeais la réunion. Je passais alors pour un père indigne. Dès lors que nos enfants se déterminent pour un projet, nous recherchons les meilleurs endroits pour qu’ils puissent réaliser leurs rêves. Le lieu doit correspondre le plus possible au profil de l’enfant. Cela permet de mettre l’enfant en adéquation avec les enseignements, en résonance avec les autres enfants. Passer du temps, partager des moments, avoir des activités avec eux, leur permet de s’épanouir.

Bien que je ne sois pas entièrement d’accord avec l’article de Ryan Avent, plusieurs indicateurs me laissent penser que ses enfants ont un profil particulier et que notamment, pour leur épanouissement, il devra assez probablement charger la barque des activités, non pas pour qu’ils réussissent les concours d’admission dans les écoles élitistes mais tout simplement pour qu’ils se réalisent au quotidien. Je vous recommande de lire son « excellent » article qui a le mérite de la sincérité et qui contribue à se poser des questions : https://www.1843magazine.com/features/highpressure-parenting (je rédigerais une synthèse si autorisation et après traduction)